Athénienne en bronze d’après le « Trépied du temple d’Isis », J.Chiurazzi & fils, Italie, fin XIXe siècle

Athénienne en bronze d’après le « Trépied du temple d’Isis », J.Chiurazzi & fils, Italie, fin XIXe siècle

Description

– Athénienne en bronze à patine « vert antique » créée fin XIXe siècle par la fonderie J.Chiurazzi & fils à Naples, d’après le « trépied d’Isis » découvert dans le temple d’Isis à Pompéi dans les années 1760.

– Ce tripode présente une vasque circulaire peu profonde dotée d’un réceptacle amovible en étain. Le pourtour est orné d’une bordure de bucranes ponctuant une guirlande de laurier. Elle repose sur trois pieds prenant la forme de pattes de félin monopodes surmontées de sphinges ailés assis et d’enroulements feuillagés. Le haut des pattes est décoré de masques et de volutes, elles sont reliées par des entretoises ajourées à motifs de volutes d’acanthes. L’ensemble repose sur un socle à degrés aux côtés concaves.

– Le modèle ayant permis la réalisation de cette athénienne est une œuvre antique découverte en 1760 lors de fouilles à Pompéi. Il s’agit du « Trépied d’Isis » découvert dans le temple d’Isis, et conservé depuis au Musée Archéologique National de Naples. Le Temple d’Isis était un temple romain dédié à la déesse égyptienne Isis ; il figure parmi les premières découvertes réalisées lors des fouilles de Pompéi en 1764. Considéré comme l’un des exemples les plus élégants de trépieds antiques, ce modèle a vu sa notoriété se répandre dans le reste de l’Europe grâce à des estampes, dont celle notamment de Giovanni Battista Piranesi en 1779 (cf avant-dernière photo). On le retrouve d’ailleurs un siècle plus tard dans un tableau de Sir Lawrence Alma-Tadema de 1873 intitulé « In the temple » (cf dernière photo ou voir V. Swanson, Catalogue raisonné, Londres 1979, n° 132).

– La découverte de Pompéi et d’Herculanum, vers le milieu du XVIIIe siècle, suscita un engouement nouveau pour l’Antiquité ; les chefs-d’œuvre mis au jour renouvelèrent le répertoire des beaux-arts et des arts décoratifs, tout en servant de modèles au néoclassicisme. Aristocrates et amateurs d’art consolidaient leur éducation en effectuant le « Grand Tour » en Italie et tombaient souvent sous le charme des vestiges grecs et romains récemment exhumés, avec le désir de ramener de leurs voyages un souvenir de ces œuvres antiques. C’est dans ce contexte, que de nombreuses reproductions de pièces archéologiques, conservées dans les musées italiens et principalement au musée de Naples, vont être reproduites sous la forme de petits modèles de bronze, à partir de 1870, par la Fonderie Chiurazzi de Naples (Fonderie Artistiche Italiane) contribuant à diffuser ces témoignages du passé dans toute l’Europe.

– Ce bronze au décor néoclassique finement ouvragé est patiné d’un vert antique dit « vert de fouille » de façon à imiter l’oxydation naturelle et l’aspect vieilli des pièces exhumées lors de fouilles archéologiques.

– Dimensions – Hauteur : 27 cm, diamètre : 14,5 cm

Informations complémentaires

Dimensions43 cm

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